
Quand on commence la méditation, on est super motivé(e).
On se dit : “Cette fois, je vais vraiment m’y mettre !”
Et puis… la vie reprend son rythme.
Les obligations, la fatigue, le boulot, les imprévus, les soirées, les enfants, les mails…
Et d’un coup, la méditation disparaît de l’emploi du temps.
Bonne nouvelle : ce n’est pas une question de volonté.
C’est juste qu’on n’a pas appris à ancrer la pratique dans le quotidien.
Et ça, ça s’apprend — simplement, sans pression, un geste à la fois.
Beaucoup abandonnent la méditation parce qu’ils se mettent la barre trop haut :
“Je dois méditer 20 minutes chaque jour.”
“Si je rate un jour, c’est perdu.”
“Je dois absolument être régulier/ère.”
En vérité, la pratique s’ancre quand elle devient petite mais présente.
👉 Méditer 3 minutes tous les jours crée plus d’effets
que méditer 20 minutes une fois par semaine.
Le cerveau adore la répétition, même minuscule.
C’est une astuce puissante :
vous reliez la pratique à quelque chose que vous faites déjà naturellement.
Par exemple :
après vous être brossé les dents,
en buvant votre café/thé du matin,
avant d’ouvrir votre ordinateur,
dans la voiture avant de démarrer,
avant de vous coucher.
Vous prenez un geste automatique, et vous ajoutez 30 secondes de présence.
Le cerveau va naturellement “lier” les deux et créer une habitude durable.
Pas besoin de longs moments.
Les micro-pauses sont les meilleures alliées d’une pratique vivante.
Quelques exemples :
1 respiration consciente avant un mail,
1 minute de pause en posant la main sur le ventre,
sentir les pieds au sol en attendant quelque chose,
relâcher les épaules 3 fois par jour,
écouter un son pendant 10 secondes.
Ces petites bulles de présence dispersées partout dans votre journée
= une pratique solide, réelle, ancrée.
La pleine conscience n’est pas réservée au coussin.
Elle peut être vécue dans l’action.
Quelques idées :
marcher en pleine conscience,
cuisiner en sentant les gestes,
ranger ou nettoyer en étant présent(e),
écouter quelqu’un vraiment,
respirer en faisant la queue.
Ce n’est pas une méditation “en plus”.
C’est une nouvelle façon d’habiter ce que vous faites déjà.
Vous n’avez pas besoin d’une pièce dédiée.
Un coin, un coussin, une bougie, une plante…
et votre cerveau comprendra : ici, on se pose.
Ça facilite énormément la régularité.
La pratique n’est pas une ligne droite.
Il y aura des jours “avec” et des jours “sans”.
L’important, ce n’est pas la perfection.
C’est la capacité à revenir, encore et encore, avec douceur.
La constance naît du retour, pas de la rigidité.
Ancrer sa pratique de pleine conscience dans le quotidien, ce n’est pas méditer longtemps.
C’est méditer souvent, un peu, partout, naturellement.
C’est semer des petites graines de présence dans votre journée,
qui, avec le temps, transforment votre façon d’être.
Pas besoin de changer votre vie :
juste d’être là, un geste après l’autre.