
Beaucoup de gens pensent qu’il faut absolument rester assis, immobile, parfaitement droit pour méditer.
Résultat : dès qu’ils bougent un peu, qu’ils s’impatientent, qu’ils ont mal au dos ou que leur corps s’agite… ils se disent qu’ils ne sont “pas faits pour méditer”.
Mais bonne nouvelle : la méditation ne demande PAS d’être une statue.
Vous pouvez méditer même si vous n’arrivez pas à rester assis(e).
Vous pouvez méditer en bougeant, en marchant, en vous allongeant… et ça fonctionne tout aussi bien.
On imagine la méditation comme ceci :
jambes croisées
colonne droite
immobile
calme
silencieux
La réalité ?
Même les méditants expérimentés bougent.
Même les moines bougent.
Le corps vit, respire, s’ajuste.
La méditation n’est pas une performance posturale : c’est une qualité de présence.
Vous pouvez méditer sur une chaise, sur votre lit, contre un mur, debout…
Peu importe, tant que vous êtes à l’aise.
Certaines personnes ont :
des douleurs,
de la nervosité,
de la fatigue,
un mental agité,
un corps plein d’énergie,
une difficulté à rester immobiles.
Ce n’est PAS un défaut.
C’est juste votre fonctionnement du moment.
La méditation ne dit pas :
“Ne bouge pas.”
Elle dit :
“Observe que tu bouges.”
Si rester assis vous épuise, essayez la méditation en mouvement.
marcher lentement (chez vous ou dehors)
balancer doucement vos bras
faire des étirements en conscience
bouger les épaules ou la nuque
respirer en marchant
La méditation en mouvement est idéale pour :
libérer l’agitation,
calmer un mental trop rapide,
relâcher les tensions,
rester présent sans se forcer.
Beaucoup de personnes méditent mieux en marchant qu’en étant assises, et c’est totalement ok.
On croit souvent que méditer allongé, c’est “tricher”.
Pas du tout.
C’est même excellent pour :
les personnes anxieuses,
les personnes très agitées,
celles qui souffrent de douleurs,
celles qui ont besoin de ralentir en douceur.
Vous pouvez vous allonger sur votre lit, votre tapis, votre canapé…
L’essentiel est de garder l’intention d’être présent(e).
Que vous soyez assis(e), debout, en marchant ou en vous allongeant…
La méditation, c’est toujours la même chose :
vous observez,
vous partez dans vos pensées,
vous revenez,
vous repartez,
vous revenez encore.
C’est ce mouvement-là qui est la pratique.
Pas l’immobilité.
Et plus vous acceptez votre corps comme il est,
plus il se détend…
et plus il devient facile, avec le temps, de rester un peu plus immobile naturellement.
Vous n’avez pas besoin d’être assis(e) en tailleur, droit(e) comme un piquet, pour méditer.
Ni besoin d’être immobile.
Ou besoin d’être “zen” avant de commencer.
Vous pouvez méditer comme vous êtes, dans le corps que vous avez aujourd’hui.
Et c’est précisément là que la pratique devient vivante, vraie, accessible.
La méditation commence là où vous êtes, pas là où vous pensez que vous devriez être.