
L’impermanence, c’est un mot qu’on entend souvent dans la méditation… mais qu’on a du mal à vraiment ressentir.
On sait intellectuellement que tout change : les émotions, les saisons, nos envies, les relations, la météo, nos pensées, notre énergie…
Mais au quotidien, on lutte quand même contre le changement.
On voudrait garder ce qui est agréable, éviter ce qui est douloureux, et figer ce qui nous rassure.
La méditation ne supprime pas l’impermanence — elle nous aide à apprendre à vivre avec, avec douceur et lucidité.
L’impermanence n’est pas une idée philosophique compliquée.
C’est juste la réalité :
vous vous sentez bien → puis fatigué(e),
une journée est simple → puis agitée,
une émotion apparaît → puis disparaît,
un problème semble énorme → puis s’allège,
une relation fleurit → puis se transforme.
Rien ne reste figé.
Et c’est à la fois vertigineux… et profondément libérateur.
Parce que le cerveau adore la stabilité.
Elle le rassure.
Elle lui donne l’impression de contrôler.
Quand quelque chose change :
on se crispe,
on s’accroche,
on s’inquiète,
on anticipe,
on résiste.
Cette résistance, c’est elle qui crée la souffrance — bien plus que le changement lui-même.
La pleine conscience nous aide à observer ça, sans jugement.
Vous n’avez pas besoin de commencer avec les grands bouleversements de votre vie.
Commencez par remarquer les petites choses qui changent :
la météo,
votre énergie,
votre respiration,
votre humeur,
les sensations dans votre corps,
les sons autour de vous.
En méditation, observez simplement :
“Tiens, ça bouge.”
“Tiens, ça change.”
Petit à petit, vous apprenez à ne plus vous attacher à ce qui passe — et à ne plus résister.
C’est l’une des plus belles pratiques de la pleine conscience :
Respirer avec ce qui arrive,
et respirer avec ce qui s’en va.
Vous pouvez essayer ça :
Inspirez : “J’accueille ce qui est là.”
Expirez : “Je laisse aller ce qui doit partir.”
C’est simple, mais ça transforme profondément la manière dont vous vivez les émotions, les pensées, les situations.
Quand vous comprenez que tout change :
vous prenez moins les émotions pour des vérités,
vous prenez moins les pensées pour des ordres,
vous dramatisez moins,
vous vous attachez moins aux bonnes sensations,
vous paniquez moins face aux mauvaises.
Vous savez que rien ne dure, ni le difficile, ni l’agréable.
Et ça crée un espace intérieur immense.
C’est un soulagement profond.
Apprivoiser l’impermanence, ce n’est pas aimer le changement à tout prix.
C’est apprendre à être avec ce qui se présente, sans lutter, sans s’accrocher, sans se perdre.
C’est reconnaître que tout bouge, tout passe, tout évolue —
et que c’est exactement ce mouvement qui rend la vie vivante.
La pleine conscience vous aide à marcher au cœur de ce changement, un souffle après l’autre, avec douceur et clarté.