
La colère, c’est une émotion puissante.
Elle arrive vite, elle chauffe le corps, elle accélère le cœur, elle fait trembler la voix… et parfois, elle déborde avant même qu’on ait pu la voir venir.
C’est normal : la colère est une réaction instinctive, profondément humaine, et elle n’a rien de “mauvais”.
Mais quand elle nous dépasse, quand elle nous brûle de l’intérieur ou quand elle prend trop de place, elle peut nous fatiguer, nous blesser, ou blesser les autres.
La pleine conscience n’a pas pour but d’éteindre la colère — elle apprend à l’apprivoiser, à la traverser sans se laisser consumer.
On a souvent honte de se mettre en colère.
On se dit qu’on devrait être plus calme, plus zen, plus “maître de soi”.
Pourtant, la colère sert à :
poser des limites,
dire “non”,
défendre son espace,
exprimer une injustice,
libérer une pression émotionnelle.
Le problème n’est pas la colère.
Le problème, c’est comment on réagit quand elle surgit.
La pleine conscience permet de créer un espace entre l’émotion… et l’action.
Quand la colère monte, le corps le sait avant nous :
la mâchoire se serre,
les épaules se contractent,
la respiration devient courte,
la chaleur monte dans la poitrine,
le ventre se noue.
Si on ne remarque pas ces signaux, on explose.
Si on les observe, on peut intervenir avant de réagir.
C’est là que la pleine conscience devient un outil puissant.
Voici un exercice très simple pour apaiser le feu intérieur, même en pleine situation tendue.
L’air frais apaise la montée de chaleur.
Imaginez que vous relâchez la pression.
La poitrine ? La gorge ? Le ventre ? Le visage ?
Vous n’essayez pas d’être calme.
Vous laissez l’énergie bouger.
Cet exercice coupe l’impulsion, apaise les tensions, et vous redonne le contrôle.
Nommer ce qu’on ressent est un acte extrêmement puissant.
“Je sens de la colère.”
“C’est tendu dans ma poitrine.”
“Je suis activé(e).”
Dès que vous mettez un mot sur l’émotion, le cerveau émotionnel se calme.
C’est comme si vous disiez intérieurement :
“Je t’ai vue. Je ne te fuis pas.”
Ce simple geste réduit l’intensité d’environ 30 % selon certaines études.
La pleine conscience vous aide à trouver un équilibre :
ni réprimer la colère (ce qui fait imploser),
ni exploser (ce qui fait regretter).
Juste ressentir, sans réagir automatiquement.
C’est une force immense.
Avec le temps, vous devenez capable de :
poser vos limites calmement,
exprimer vos besoins sans agressivité,
reconnaître quand la colère protège quelque chose d’important en vous.
La colère devient alors un message, et non un incendie.
Essayez cette vidéo pour libérer la colère avant de vous endormir.
La colère n’est pas votre ennemie.
C’est une énergie vivante, un signal, un appel à vous écouter.
La pleine conscience vous apprend à respirer dans cette intensité,
à accueillir l’émotion sans vous laisser consumer,
et à agir avec justesse au lieu de réagir impulsivement.
Le feu intérieur n’a pas besoin d’être éteint.
Il a besoin d’être compris.